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La première de la classe

  • 18 mai
  • 3 min de lecture



Quand on apprend très tôt à être "raisonnable"


J’ai longtemps été “la première de la classe”. 

Aînée de ma fratrie, aînée de mes cousins et cousines, née dans les années 80… tous les ingrédients pour façonner “un bon soldat”.


Et peut-être que, femme ou homme, tu te reconnais un peu là-dedans. 

  • Toujours raisonnable

  • Fort.e, efficace, fiable

  • Tu fais tout “comme il faut …”


J’ai envie de te parler de ma prise de conscience sur ce sujet, une prise de conscience profondément libératrice pour moi, c’est pourquoi j’ai à cœur de te la partager.


J’ai toujours été bonne élève, celle qui travaille en silence, celle qu’on n’entend pas mais qui performe.

Puis j’ai fait des études brillantes, celles qu’on attendait de moi.

J’ai démarré une carrière, stable, dans le rang, en progression constante.

J’ai épousé un homme tout aussi brillant, j’ai fait des enfants, acheté une maison. 

J’ai coché toutes les cases, avec application, sans jamais me demander de quoi j’avais vraiment envie, j’ai juste suivi le chemin qui avait été tracé pour moi, celui que suivaient aussi mes amies.

Si c'était validé par le regard des autres, c'est que j'étais sur le bon chemin.


Si tu as l’impression que je parle de toi, tu vois sûrement déjà où je veux en venir…


Petite fille très raisonnable, qui a le syndrome de la bonne élève, première de la classe.
Baby me - 1990

Le jour où quelque chose commence à se fissurer


Vers la fin de ma trentaine, quelque chose a commencé à faire du bruit à l’intérieur de moi.

Une sorte d’ennui profond, épais, impossible à ignorer. Une perte de sens. L’incapacité à me souvenir de ce que je faisais sur ce chemin, et pourquoi il m’avait semblé intéressant. 

Un mélange de colère et de frustration aussi, et le sentiment d’être perdue. 

Non pas parce que je m’étais égarée, mais simplement parce que je ne m’étais jamais vraiment rencontrée, trop occupée à bâtir “la vie qu’il faut”, plutôt que “la vie dont j’ai envie”.


Tu t’en doutes, le réveil a été explosif, déroutant, pour moi comme pour mon entourage.

Le “bon soldat” a quitté les rangs et a déserté.



À force d'être parfaite, j'en avais oublié d'être vivante


J’ai pris brutalement conscience qu’à trop vouloir être parfaite, j’en avais oublié d’être tout simplement vivante (et donc, imparfaite).

Qu’à trop vouloir maîtriser mes émotions pour ne pas faire de vague, j’en avais oublié de ressentir.

Finalement, j’ai fait le constat que je marchais à côté de ma vie, sans y prendre une part active.

Je la laissais juste défiler sous mes yeux. Je la laissais être validée par d'autres, plutôt que par moi.



Et si ça n'était pas "une crise"


Alors c’est peut-être ça qu’on appelle très vulgairement la crise de la quarantaine.

Quel vilain mot, une “crise”, comme si c’était une passade, la dernière folie qu’on s’autoriserait avant de rentrer à nouveau dans le rang et de mourir en silence. 


Je l’appellerais plutôt la renaissance de la quarantaine, cette chance incroyable qui nous est donnée de partir enfin à notre propre rencontre, de faire de nouveaux choix, de laisser de la place à nos envies profondes et de leur donner vie. 

Vivre une vie imparfaite… mais pleinement habitée. 



Choisir enfin une vie qui nous ressemble


C’est ce qui fait de moi aujourd’hui une thérapeute engagée et à sa place, déterminée à accompagner ceux qui font le choix, courageux, de vivre pleinement leur vie.

Ça ne plaît pas à tout le monde, c’est moins “brillant” et moins stable que ma vie d’avant, ça ne coche aucune case. 

Mais je n’ai plus l’impression de me trahir, ni de passer à côté de ma vie chaque matin.

Et rien que pour ça, je referais mille fois le chemin qui m’a conduit ici. 



Le corps finit toujours par parler


Avec le temps, j’ai compris que ce décalage avec soi-même n’était pas seulement émotionnel. Le corps finit toujours par parler.

J’ai constaté d’abord chez moi, puis chez mes clients, que vivre “à côté” de sa propre vie crée des déséquilibres physiques et émotionnels. 

Tu sais, ce mal de ventre qui ne te quitte pas, cette insomnie qui te prive de repos, cette migraine qui revient sans cesse ou encore ces muscles crispés, tendus, qui t’empêchent tout simplement d’avancer. 

Et j’ai décidé que le chemin que j’avais fait seule et qui m’a pris plusieurs années, j’allais te le proposer avec un raccourci. Car si tu me lis, tu sais que tu n’as pas de temps à perdre.

Ton corps et ton mental peuvent devenir ton super-pouvoir !

C’est ce qui guide mes accompagnements en naturopathie, réflexologie et conduite du changement. 



Si tu t’es reconnu.e dans cet article, peut-être qu’il est temps pour toi aussi, de revenir au centre de ta propre vie.

Et si tu sens que ton corps et ton mental essaient déjà de te parler, je serais heureuse de marcher un bout de ce chemin avec toi.


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